samedi 29 juin 2013

Opération déstockage - séance juin 2013

Pour cette dégustation de fin d'année, notre camarade représentant de Bordeaux caractères nous a fait une proposition décente que nous ne pouvions pas refuser, être les cobayes pour la dégustation de quelques bouteilles. Nous étions prévenus, avec plus de 10 flacons à l'essai, l'exercice allait être délicat. La dégustation s'est déroulée en commençant par les blancs (2) puis les rouges par grandes familles : les Côtes-de-Bourg, les  Graves, les Médocs.

Voici ce qu'il en résulte, dans le désordre :

- Château d'Archembau (Grave) : domaine situé sur la commune d'Illats, appartenant à la famille Dubourdieu depuis plusieurs générations. Le vignoble s'étend sur une 20aines d'hectares et ... hum c'était bon !
- Château de Noaillac (Médoc) : Pour mémoire (car on nous a confisqué nos notes) vin de cliché : les hommes ont aimé son côté animal, les femmes n'ont pas aimé son côté animal
Château Beau-site Haut Vignoble (St Estèphe) : Famille Braquessac depuis 6 générations. 19 ha. 55% Cabernet Sauvignon, 40% Merlot, 5% Petit Verdot. Beau fruit, puissant dans les tanins.
Apparaît dans Orange Mécanique !
Château De la Grave (Côtes de Bourg) : Famille Bassereau depuis 1900. 45 ha. 60% Merlot, 30% Cabernet Sauvignon, 10% Malbec.
Vin rustique caractéristique de son terroir, tout comme son voisin de Blaye ci-après.
Château Cap St Martin (Côtes de Bordeaux) : Blaye. Famille Ardoin depuis 1904. 17 ha. 95% Merlot, 5% Cabernet Sauvignon.
Château de Landiras (Grave) : Des partisans du 2003, des partisans du 2006. En tout cas beau fruit, plaisant au nez et à la bouche.
- Château Moulin de Ségurat (Grave) : Illats. Blancs : 50% Sauvignon, 50% Sémillon / Rouges : 85% Merlot, 15% Cabernet Sauvignon
Château Lamothe Vincent (Bordeaux) : ....
Château Meyre (Haut-Médoc) : 15,5 ha. 40% Cabernet Sauvignon, 35% Merlot, 15% Cabernet Franc, 10% Petit Verdot

J'en oublie peut-être, je crois qu'on a dénombré 13 bouteilles à la dégustation, c'est beaucoup de concentration.


A bientôt pour un audit du Jura !

Les vins blancs mono-cépage - séance février 2013

Après une séance sur les arômes en début d'année, les écoenologistes ont souhaité poursuivre leur démarche empirique avec une séance sur les vins blancs mono-cépage. Cette séance orchestrée par et chez Aude nous a conduit dans trois régions viticoles.

Au commencement, il y a le Chardonnay, cépage ô combien populaire qui détient le palmarès du cépage le plus cultivé dans le monde ! Sa région d'origine reste la Bourgogne, nous reprenons donc les fondamentaux avec la dégustation d'un Chablis du Domaine Bernard Defaix - millésime 2011. Conduite des vignes en Bio, élevage sur lies fines de 8 à 12 mois en fonction des crus. Du fruit, de la fraîcheur, un Chablis agréable.


Descente au sud de la Bourgogne avec la découverte d'un Bourgogne Côte Chalonnaise "Les Clous" -  millésime 2010.  "La très petite superficie de l'appellation en fait l'un des secrets de la Bourgogne", dixit le domaine. Une belle découverte en tout cas, pour ce vin gourmand.

Changement de cépage et de région, nous évoluons vers le Sauvignon.
Dégustation d'un Sancerre du domaine Vacheron. Le vignoble situé en plein cœur de la commune de Sancerre est le premier domaine de Sancerre certifié en culture biodynamie, depuis 2006. Une des grandes propriétés de la région.

Enfin, retour au pays avec un Pessac-Léognan 2010 du Chateau Lafargue. Vin estampillé "Vigneron indépendant". Digne d'un grave, un vin fruité, de la rondeur au palais. La cuvée est un assemblage de Sauvignon Blanc et de Sauvignon Gris, vinifié et élevé en barriques neuves.

Comme d'habitude une belle séance qui s'est clôturée autour d'un vin moelleux. La cuvée mystère sortie du chapeau de la famille Fourteau. Parfaite pour accompagner les verrines de pommes-spéculoos !

Du "vin bio" depuis 2012 !

Entre l'élevage du raisin et la mise en bouteille, une ombre planait sur les vins dits bio. Aujourd'hui le cadre réglementaire est posé, les règles de la vinification s'appliquent depuis août 2012. De la vigne au chai, plus de bio dans notre verre !

lundi 25 juin 2012

Whisky-session

Les Ecoenologistes délaissent le temps d’une soirée les vins qu’ils chinent chez leurs cavistes préférés (Auchan, Leclerc, Intermarché) pour s’intéresser à quelques whiskies du monde.
Dégustation dans les bois de quatre versions de cet « alcool de céréales vieilli trois ans en fûts de chêne usagés si t’es en Ecosse ou deux ans en fûts de chêne neuf si t’es aux Etats Unis et titrant au minimum 40° »
On démarre avec une étude comparée hautement symbolique entre le blend japonais le plus vendu (Nikka from the barrel) et un bon vieux Tennessee Whisky qui n’est pas celui que l’on croit : George Dickel Cascade Hollow.
Les Ecoenologistes, encore peu versés dans la dégustation du whisky, vont découvrir ce qui fait le charme des Bourbons et de leurs cousins du Tennessee. On rappelle qu’à la base de ces eaux de feu, il y a une majorité de maïs (plus de 50 % mais plus généralement 70) et que l’élevage se fait dans des fûts de chêne neufs, carbonisés qui libèrent les aromes de vanilles et de caramel qui font toute la gourmandise des whiskies américains. George Dickel est sur ce modèle, tout en restant assez sec, un côté cowboy à l’image de sa bouteille vintage, très marqué par le chêne dont le verre vidé (d’un geste sec) garde les parfums longtemps après la dernière gorgée avalée. L’étiquette rouge arbore fièrement, outre le nom de la distillerie historique « Cascade Hollow », l’appellation Tennessee Whisky qui depuis 1941 distingue ces spiritueux des bourbons parce qu’ils utilisent un filtrage à travers une couche de charbon de bois d’érable (« The Lincoln County Process ».)
A côté de l’américain, Nikka from the Barrel attend patiemment. Le nez reste flatteur, la douceur est de mise mais la complexité plus grande. Fruits et épices, légère fumée, peut-être le début d’une pointe de tourbe, ce n’est pas impossible. Le blend japonais est un mélange des deux distilleries du groupe Nikka : Miyagikyo et Yoichi. Cette dernière est réputée pour ses whiskies tourbés « à l’écossaise » selon le goût du père fondateur du whisky japonais : Masataka Taketsuru. Tombé amoureux de l’Ecosse et de ses whiskies peu avant 1920, il rentra chez lui avec une écossaise et la ferme intention de distiller au Japon. Les premiers whiskies  japonais datent de cette époque.
Notre Nikka titrant 51.4°, on lui impose une petite réduction à l’eau claire qui libère ses parfums d’abricot et de fruits au caramel. On retrouve des notes boisées et vanillées en bouche qui font le lien avec notre whisky américain dont les fûts pourraient avoir servi à faire vieillir certains whiskies du blend…

On attaque ensuite une découverte de la tourbe en revenant en terre écossaise. Dans le Speyside, tout d’abord, avec la distillerie Benromach. Pour se faire bien voir de la présidente des Ecoenologistes, il est toujours bon de dégotter un produit plus ou moins bio et d’en faire le clou de la dégustation. La chose est ardue avec les whiskies. Il y a bien une version « organic » chez Bruichladdich. On se rabat sur celle de la distillerie Benromach qui allie la finesse des Speyside à la tourbe insulaire. On plonge le nez dans cette tourbe bien dosée, on parle de céréales, de fruits, d’agrumes, le tout dans un bel équilibre. L’occasion de rappeler que le « tourbage » se fait au moment où l’on sèche l’orge qui a commencé à germer (malt=céréale germée ; Single Malt= provenance d’une unique distillerie). Le feu de tourbe (résultat de la fossilisation de débris végétaux et bon combustible) donne à la céréale, puis au whisky, ce goût incroyable, fumé, végétal, médicinal, goudronné et inimitable qui compte autant d’adeptes que de détracteurs. Ceci semble se confirmer ce soir encore. On sent chez Vincent « The Nose » un bon potentiel de fanatique de la tourbe prêt à s’inscrire au stage itinérant sur l’île d’Islay. On sent par contre un Nico plus réticent, d’avantage enclin à siroter un George Dickel sur son fidèle destrier, marchant vers le soleil couchant. Quant à Madame la Présidente, elle ne dit rien, ce qui n’est pas bon signe, et je sens qu’il faut que j’affute un peu mes arguments concernant le côté bio de ce whisky. Alors voilà. Apparemment, faire un « organic whisky »  n’était pas la première intention  de Benromach. Ils voulaient faire un élevage en fûts neufs, à la manière des bourbons donc, et c’est ensuite qu’ils se seraient dit que ces fûts, vierges de tout alcool américain à base de maïs transgénique, était un premier pas vers l’organic. Pas qu’ils franchirent en utilisant une orge certifiée 100% biologique. Et voilà le travail.
Les papilles sont prêtes à recevoir le coup de grâce d’un maître du genre. Le 4e et dernier whisky dégusté sera le Ardbeg 10 ans, emblématique breuvage de l’ile d’Islay, monstre de tourbe, mais un monstre non dénué de douceur. On s’étonne de sa couleur très claire, tranchant avec les deux premiers whiskies dégustés qui affichaient de séduisantes teintes caramel. La tourbe Ardbeg est bien iodée, la texture est crémeuse, évidemment le plus puissant des breuvages testés ce soir, une finale interminable dont une huitre du bassin d’Arcachon vient accentuer la note salée.


Au final, on a, sans en avoir l’air, fait une soirée Bourbon sans boire un seul Bourbon : Un Tennessee whisky (Bourbon qui ne dit pas son nom), un blend japonais (vieillissements en fûts de Bourbon), un Ecossais (Benromach) qui sur un coup de tête oublie sa tradition et utilise des fûts de chêne neufs (ben, comme les Bourbons, tiens…) et enfin un Islay qui vieillit exclusivement dans les fûts du Tennessee Whisky le plus célèbre qui soit.
Et bien c’était sympa, tout ça.

vendredi 8 octobre 2010

Découverte d'un vignoble : Château BAULOS-CHARMES (Pessac Léognan)

A l'occasion de notre mariage en 2009, des gens qui nous veulent du bien nous ont permis, Vincent et moi, de devenir web-vigneron le temps d'un millésime au Château Baulos-Charmes.

Le domaine se situe en limite sud de Bordeaux, au cœur d'une appellation connue et reconnue de par les vins produits, l’AOC Pessac-Léognan. Au coeur de cette appellation, le Château Baulos-Charmes est une propriété de 6 hectares, située entre deux crus classés de Graves. Nous avons eu l'occasion à plusieurs reprises de nous rendre sur "notre" parcelle (nous sommes web-vigneron sur une des parcelles) et notamment à l'occasion d'un stage assemblage. Voici donc un petit tour d'horizon d'un domaine fameux et compte-rendu d'une agréable journée passée au château (stage assemblage le 08.05.10).

Notre journée a commencé par une visite collective du domaine par son propriétaire, Sean-Matthys Meynard. Ce jeune et dynamique vigneron, pharmacien de formation mais plus encore épris de vin, a repris ce domaine très ancien en 2007. Depuis, avec l'aide d'un apprenti, il déploie une grande énergie dans la conduite de son vignoble dont il parle avec beaucoup d'enthousiasme. Le Château est en conversion Bio. Il pratique entre autre l’enherbement permanent de la vigne qui consiste à implanter, maintenir et à entretenir un couvert végétal entre les rangs de vigne.

Cette pratique, caractéristique des domaines en bio/biodynamie, constitue une alternative au désherbage chimique et au travail du sol. Ainsi entre les rangs de vignes on observe la présence de féveroles. Ces plantes, comme toutes les légumineuses, possèdent une caractéristique très intéressante, celle d'assimiler l'azote de l'air. La plante et le sol ne nécessitent ainsi pas d'apport supplémentaire en engrais azotés.


Suite à cette visite, notre initiation à l'assemblage a pu commencer.

Sous la direction d'une oenologue et du propriétaire de BAULOS-CHARMES nous avons appris à goûter et à identifier les caractéristiques des cépages, à les assembler selon les cuvées recherchées (potentiel de garde, arômes souhaités, etc.).

Nous avons même pu élaborer notre propre cuvée.


Après de nombreux tests et une large concertation, nous avons opté, Vincent et moi, pour une cuvée :
30% Cabernet Sauvignon,
35% Merlot (cuve neuve),
35% Merlot (cuve 2 ans).
Maintenant que l'alchimie opère, nous goûterons le résultat d'ici un an.

Enfin, la journée s'est clôturée autour d'une démonstration de fabrication de barrique. C'est beau et ça sent bon.
En un mot terminant, le château BAULOS-CHARMES, sous la conduite de son propriétaire, mêle passion et respect de l'environnement. Le vin quant à lui est bluffant. Nous l'avons goûté à deux reprises en séance de dégustation des Ecoenologistes, dont une à l'aveugle : certains l'ont pris pour un grand vin Espagnol, eu égard à ses notes de fruits rouges bien mûres qui remplissent le palais. Bravo BAULOS-CHARMES.

jeudi 1 juillet 2010

Quand les femmes s'en mêlent...

De découvertes en découvertes, en voici une intéressante : les chroniques d'une érudite du vin animée par le désir de bien boire et de partager les bouteilles qu'elle aime...
Ma copine idéale.
Pas de terme technique, c'est simple, drôle et efficace.
Son blog : « busurleweb »

mardi 22 juin 2010

Portrait d'Ecoenologiste

L'Ecoenologiste du jour se nomme :
Steve.

Caractéristique oenologique :

sensible au boisé des vins vieillis en fût de chêne, au côté suave et gourmand du Grenache ou autre Syrah...
Un vrai palais "du nouveau monde"
(comme indiqué ci-dessus)

L'Alsace - séance du 25.05.10

Durant cette séance les écoenologistes ont tenté de pénétrer la mosaïque de terroir que compte l'Alsace à travers ses vins. Cette mosaïque de terroir est le fait d'une mosaïque géologique qui remonte à environ 50 millions d’années, lorsque le fossé rhénan (passerelle entre les Vosges à l’ouest et la Forêt Noire à l’est) s’effondra. Depuis des zones de fractures très morcelées s'observent sur la totalité du vignoble offrant une complexité de terroir magnifique et variée en raison de la diversité structurelle et chimique des sols. Enfin, les vignobles généralement exposés sud, est ou sud-est, profitent d’un rayonnement solaire maximal. Ces atouts propres au vignoble alsacien favorisent une maturation lente et prolongée des raisins et des arômes d’une grande finesse. Notamment et surtout en blanc comme nous allons le découvrir. L'Alsace produit essentiellement des blancs, la production de rouges reste faible.

La séance s'organise ainsi autour de la dégustation d'un vin rouge (pinot noir) et de trois blancs.

1 - Pinot Noir, Terrasses, Pierre Frick - 2004. 15€ (La Sommelière à Colmar)
Vin rouge monocépage Pinot Noir.
[La plupart des vins d'Alsace et tous ceux dégustés durant cette séance sont monocépages. Ceci est une autre particularité des vins d'Alsace qui se démarquent de la tradition d'assemblage d'un grand nombre de territoires viticoles français mais se rapproche du territoire de la Bourgogne avec lequel je constate nombre de similitudes - mosaïque de terroir, lieu d'expression privilégié du Pinot noir, monocépage.]
Taille du domaine 12 ha. 6 personnes. Domaine en agriculture Bio depuis 1970 et en Biodynamie depuis 1981. Vinification et élevage en foudre. Intensité du vin foncée, teinte couleur pourpre. Au nez arômes simples, dominante empyreumatique (arômes de brûlé), souvent apportés par les fûts utilisés lors de l'élevage des vins. En bouche, attaque fuyante, de l'acidité, vin léger.

2 - Sylvaner, Laurent Barth - 2007. 8€ (La Sommelière)
Ce jeune viticulteur prometteur s'efforce de travailler un cépage souvent déprécié en Alsace. Celui-ci nous explique sa démarche sur un "site qui donne la parole aux vignerons".

Taille du domaine 7,6 ha qu'il gère seul. Travail manuel des sols, techniques viticoles mises en oeuvre dans la lignée de Zindhumbrecht, l'objectif poursuivi étant d'élaborer de grands vins. Domaine en agriculture Biologique depuis 2004, année où il a commencé à vinifier. Millésime 2007, très bonne année en Alsace. Vin d'intensité visuelle claire, intensité olfactive aromatique. En bouche attaque franche, de l'acidité. Vin vif et frais. TRÈS bon rapport qualité/prix, de l'or en barth...

3 - Riesling, Grand Cru Muenchberg, Ostertag - 2007. 31,80€ (La Sommelière)

Le domaine Ostertag, parmi les plus renommés d'Alsace, est une propriété familiale de 15 hectares répartis sur plus de 100 petits jardins de vignes dans 5 villages.
L'intégralité du domaine est conduit en biodynamie depuis 1998. Travail manuel de la vigne et des sols.
Vin élégant aux arômes subtils de fruits blancs (poire, pêche), de miel. En bouche, belle minéralité, vin rond et gras.

4 - Gewurtztraminer, Zellenberg - 2006. 16€ (La Sommelière)
Vin aromatique et épicé. Nez fleuri (fleur blanche) avec des notes de citron, de menthe. Bouche fruitée aux arômes de pêche et de litchi (caractéristique du cépage Gewurtztraminer). Belle acidité. Vin très agréable.

Dégustation improvisée autour des "vins de voyage"- 11.05.10

Après une période d'hibernation pré-examen, des écoenologistes soucieux de leur bien être (Polyphénols = santé -> cf article sur la Syrah) se sont dits qu'il était temps de relancer nos rencontres oenologiques. Aussi, afin de redémarrer en douceur, Stéphane et Nadia nous ont proposé un apéro dînatoire informel autour du thème "les vins de voyage".

Au programme :

1 - Vin d'Ethiopie, un rouge et un blanc, dont nos hôtes ne pouvaient garantir que la provenance... En bouche c'est pareil. Pour faire du vin éthiopien c'est facile, mélangez de l'eau, de l'alcool (un brin de Villageoise si vous avez), mettez un fond de sirop pour la couleur... et voilà !
Néanmoins, nous étions tous ravis de faire cette découverte oenologistique ; à boire du vin bien fait on en deviendrait presque blasé.

2 - Un vin rouge de Grenade (Espagne) ramené par Nicolas & Sylvie.
Excellente dégustation. Vin fruité, suave, magnifique expression du Grenache... Mais je n'ai pas relevé le nom...

3 - Duas Quintas, Douro, Ramos Pintos - 2006. 9,70€ (Nicolas - le caviste)
Vin élaboré à partir des cépages traditionnels de la valle du Douro : Tinta Roriz, Touriga Franca.
En bouche, saveurs de fruits noirs, d'épices. Tanins expressifs et vin agréablement corsé.
Bon rapport qualité/prix (depuis acheté à 3 reprises). L'illustre maison Ramos Pintos déçoit rarement.

mercredi 9 juin 2010

Focus sur la Syrah - séance du 16.02.10

La Syrah, cépage noir français caractéristique de la partie septentrionale des Côtes du Rhône fait aussi partie, au niveau mondial, des six cépages les plus cultivés et commercialisés dans le monde avec le merlot, le cabernet-sauvignon, le pinot, le sauvignon et le chardonnay. La surface cultivée de vignes de Syrah dans le monde est passée au début des années 80 de moins de 10.000 à plus de 140.000 hectares en 2004/2005 ! Voilà de quoi élever la Syrah au rang de cépage du monde.

Notons également que la Syrah est bénéfique pour la santé... Eh oui, la Syrah compte parmi les cépages les plus riches en polyphénols, molécules aux propriétés antioxydantes bien supérieures à celles des vitamines. You know the "French paradox" ?

Ainsi, aidés de notre oenologue de référence, Cécile, notre tour du monde de la Syrah s'est organisé autour de six vins.


Dans l'ordre de dégustation :

1 - Syrah 2009 (échantillon en cours d'élevage) - dégustation improbable d'un Syrah du Bordelais !!! (La Syrah comme le Chardonnay sont exclus de l'AOC Bordeaux).
Ce vin en cours d'élevage développe une sucrosité en début de bouche. Les tanins sont développés. Avec le Cabernet, la Syrah est le cépage qui va donner le plus de matière au vin. Le vin dégusté est ainsi élaboré avec 5% cabernet 95% Syrah, il s'agit d'un vin monocépage (à hauteur de 85%, un vin peut-être défini monocépage).



2 - VDP des collines Rhodaniennes, Vin des Monestiers, David Reynaud - 2007. 7 € (Cash Vin)
Nez fermé, essentiellement sur le fruit (arômes de fruits rouges). Des notes florales (violette) et de réglisse (zan - arôme particulier de réglisse, plus puissant et persistant).
En entrée de bouche, vin rond, des tanins veloutés. "Une véritable bouffée de fruits mûrs" (Cash Vin).
Vin en Biodnamie pour jeune vigneron prometteur.

3 - Corbière, La Pompadour, Cave coopérative de Castelmaure - 2007. 8€ (Cash Vin)
Cépages carignan 50%, syrah 30%, grenache noir 20%.
Nez de fruits rouges, d'agrume et fraîcheur en bouche.

4 - Côtes Rôties, Pierre Gaillard - 2006. 35€ (Cash Vin)
AOC Côtes Rôties : un des crus parmi les plus prestigieux des côtes-du-rhône. Il est situé dans la partie septentrionale de l'appellation, à 30 km au sud de Lyon. L'AOC s'étend sur trois communes, sur 3 km de long sur la rive droite du Rhône. La Syrah y est majoritaire mais on peut lui adjoindre du Viogier (0 à 20 %).

Cette cuvée de P. Gaillard élaborée en agriculture raisonnée, est composée de 90 % de syrah et de 10 % de viognier.
Les vendanges sont manuelles, les grappes font l'objet d'un éraflage à 100% et sont ensuite triées (tri des grains sains et mûrs). A la vinification, les pigeages répétés (3x/jour), les remontages et les délestages permettent de réaliser une extraction maximale des arômes et des tanins. L'élevage de 18 mois en barriques de chêne neuves, avec oxygénation tous les 4 mois permet un agréable fondu des arômes entre bois et vin.
Au final c'est pas mal du tout. Robe dense, au nez fruits noirs, cassis et vanille. Bouche plaisante avec du fruit, de l'acidité.

5 - The Laughing Magpie, Autralie - 2006. 16€ (Cash Vin)
Cuvée élaborée à partir de Syrah et de viognier comme ci-dessus. Vin frais aux arômes confiturés. Agréable.

6 - Montes Alpha, Chili - 2007. 17€ -> je crois (Cash Vin) Nez complexe, des effluves de fruit (myrtille) de sous-bois et d'épices. En bouche persistance moyenne, acidité rafraîchissante. Des tanins marqués qui gagneront à s'assouplir.